J'accuse !
publié le 09/12/2011 par Señor Potté
Vous êtes sorti sain et sauf d’une descente en Ligue 2, pensant qu’on ne s’y attarderait pas, soldant nos meilleurs éléments, les remplaçant pitoyablement et affirmant haut et fort vouloir revenir de suite parmi l‘élite. Mais détrompez-vous ! Vous n’êtes pas ce président adoré comme vous semblez vouloir le croire, convaincu de faire du bon travail alors que notre club bien aimé est bon dernier d’un championnat médiocre. Vous qui vous délestez de toute responsabilité quand on vient vous demander : comment a-t-on pu seulement en arriver là ? Vous qui continuez de rester impuissant face à l’agonie d’un club historique, qui menace aujourd’hui de rendre l’âme.
Quelle tache de boue sur votre nom, j’allais dire sur votre règne, que cette abominable descente aux enfers ! Et c’est fini, la Principauté a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime a pu être commis. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le cadavre de l’ASM qui gît là-bas, dans le déshonneur le plus total, car nous n’avons pas su lui venir en aide.
Et c’est à vous, Monsieur le Président, que je la crierai, cette vérité, de toute la force de ma révolte d’honnête homme. Pour votre honneur, je suis convaincu que vous l’ignorez. Et à qui dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous, le premier magistrat de l’AS Monaco.
J’accuse déjà les présidents qui vous ont précédé de ne pas avoir su gérer une équipe au sommet, qui ne demandait qu’à enchaîner les victoire et les titres. Même si vous n’êtes pas responsable des erreurs de ceux-là.
J’accuse Dieumerci M’Bokani, Eidur Gudjohnsen, Mathieu Coutadeur, Mahamadou Diarra, Pascal Feindouno, Sébastien Puygrenier et tout cette liste sans fin de joueurs soi-disant talentueux qui ont accepté de signer à l’ASM uniquement pour profiter des gros chèques, du soleil, du champagne et des filles de joie.
J’accuse ces agents et ces personnes gravitant autour de l’ASM, y voyant là une proie facile et y plaçant des joueurs inconnus en les présentant tels des prodiges malgré un niveau incroyablement faible, uniquement dans le but d’obtenir un profit lors de leur signature.
J’accuse Marc Keller d’avoir été le responsable d’un recrutement toujours plus économique et toujours plus catastrophique, même s’il est loin d’être le seul fautif dans cette longue descente aux enfers, lui a qui vous avez volontiers fait porter le poids de toutes les erreurs.
J’accuse Raymond Bella de n’avoir pensé qu’à ses propres intérêts plutôt qu’à ceux de l’AS Monaco, d’être un menteur et un manipulateur en affirmant démissionner si défaite il y a alors que son poste deviendra inutile sous peu avec le retrait prévu de la SBM, et d’être toujours là alors que les défaites s’enchaînent…
J’accuse Michel Aubéry d’être là, incompétent notoire dans la gestion d’un club de football professionnel, titulaire d’un poste honorifique mais s’impliquant dans nombre de dossiers le dépassant, profitant de son influence sur le Prince pour lui faire prendre les mauvaises décisions pour le club et se défendant toujours du travail accompli malgré un bilan et des interventions catastrophiques, mettant en avant ses « amis » (Keller, Mme Aubéry…) et leur attribuant des fonctions importantes, avant parfois de les trahir et de retourner sa veste.
J’accuse enfin vous, Monsieur le Président Etienne Franzi, d’avoir accepté ce poste malgré une parfaite ignorance du football, officiellement nommé pour rétablir l’équilibre financier dans les caisses de l’AS Monaco mais en sacrifiant l’aspect sportif, pourtant indispensable à la réussite et à la prospérité d’un club professionnel. Bradant nos meilleurs joueurs pour « absorber » une descente en Ligue 2 qui, malgré vos démentis, est belle et bien catastrophique sur le plan financier. Provoquant une chute sportive irréversible, entraînant l’AS Monaco dans une spirale négative et une disparition plus que jamais d’actualité. Et rejetant toute implication alors que votre politique désastreuse est bien la première responsable de ce naufrage collectif, qu’il soit sportif ou financier.
Je n’ai qu’une passion, celle de l’AS Monaco, au nom de nous tous, supporters, qui ont tant souffert et qui ont droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. Que l’on ose me contredire et me dire que vous n’avez pas échoué ! J’attends.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.













