Les mensonges du Grand Ordonnateur
publié le 01/11/2011 par Guido Falxius
Oui je m’indigne, je m'insurge contre ces apôtres du martèlement continue et insultant d’une parole monochromatique, et d’un mode de fonctionnement privant le supporter monégasque de son propre libre arbitre. Le long empoissonnement de ce club jadis « grand », désormais au bord de l’explosion : vous l’avez soutenu, vous l’avez encouragé. En court-circuitant toute tentative de dénonciation de la médiocrité (pétition anti-Ricardo, discrimination dans la désignation du train pour monter à Paris, confortable pour les planqués, dépotoir pour les supporters de base, banderoles critiquant la politique du club censurées, pressions sur l'ancien site des Mousquetaires...), en dénigrant tous ces supporters dont le seul crime n’a été que de ne pas supporter de voir leur club s'enfoncer dans les abîmes, en considérant le fan engagé tel un consommateur écervelé, ayant l’obligation de mettre de côté sa capacité de réflexion et son libre arbitre, au profit d’une moralité dégoulinante, d’un « soutien sans faille », d’un encouragement non-stop envers les escrocs qui font passer au club tous les jours un peu plus l’arme à gauche.
Certains supporters et sites internet se font donc l’écho d'une montée en puissance de la grogne parmi les supporters. Cette petite contestation et des bâches fièrement déployées pendant quelques maigres minutes, il n'en fallait pas plus à nos chers dirigeants pour convoquer en réunion les deux groupes du coin (Ultras et Bulls).
L'occasion pour les bureaucrates d'esquiver les vraies raisons de notre descente aux enfers, et de rejeter en bloc toute la responsabilité sur Marc Keller, qui décidément a une bonne tête de coupable. On rappellera que son retour avait été orchestré par Michel Aubery qui avait fait campagne pour le retour de celui qu'il nommait à l'époque « Mon ami ».
Il est revenu à nos oreilles que notre absence à cette réunion avait été regrettée par certains, au premier rang desquels Michel Aubery. Quel visage, quel nom sur lequel faire pression espériez-vous voir autour de la table ? Les Mousquetaires, ce n'est pas un nom, ce n'est pas une personne, c'est une idée, c'est une quête de la vérité, cette vérité qui accable et qui renverra à la face du monde votre incompétence.
Après une réunion évidemment stérile où toutes les vraies explications ont été balayées à grand coup de : « Il faut du temps » « On vous promet de belles victoires... un jour » et autres beaux discours, le CSM et le site officiel de l'ASM se sont sentis obligés de donner leur version des faits.
Un véritable florilège, je vous laisse admirer le champ sémantique bien maîtrisé par Le Grand Ordonnateur : « Elle (la réunion) s’est déroulée dans la plus parfaite sérénité » « le Président Franzi a répondu avec sincérité et fermeté » « Marco Simone, qui réclame soutien et patience de la part des supporters monégasques, en leur promettant pour bientôt des lendemains victorieux. » « C’est sur cette note d’optimisme que les participants se sont séparé ». A la lecture de ce communiqué, on en serait presque ému de tant d'amour et de complicité.
Malheureusement, les Ultras se sont rapidement fendus d'un contre-communiqué qui casse quelque peu le billet rose bonbon de l'A(C)SM. Là aussi, extraits choisis, juste pour le plaisir de la sémantique : « les Ultras Monaco ont un désaccord de fond sur le rôle dévolu à un président de club. » « donnant lieu à de véritables histoires d’horreur sur le manque de professionnalisme de certains. » « Les blessures de joueurs supposés cadres s’éternisent dû à des soins et conditions de reprise laborieux. » « l’AS Monaco est devenu un vaisseau fantôme, déstructuré. » Etc, etc... Pas tout à fait le même son de cloche.
Raymond Bella a promis de démissionner en cas de défaite au prochain match contre Le Mans. On en viendrait presque à souhaiter une énième défaite pour voir partir l'un des dirigeants au cœur de nos difficultés actuelles. Un homme, garant de l'utilisation des fonds fournis par la SBM, qui de toute façon n'aura bientôt plus de raison d'être là avec la fin annoncée de l'apport de 7 millions d'euros annuels par l'entité monégasque.
C'est l'évidence qui est demandée aux dirigeants aujourd'hui : leur départ ! Une démission rapide et sans condition à l'heure où les coupables de la descente aux enfers du club sont toujours aux commandes. S'il vous reste encore un peu d'amour pour ce club, baissez la tête et laissez place à des connaisseurs du milieu footballistique, pour que nous ayons encore un mince espoir de survie auquel nous raccrocher.













